Tracer les émissions de CO2

Une étude de cas mesurant l’impact environnemental des chaînes de production mondialisées

par Katharina Plassman, Gareth Edward-Jones, International Institute for Climate Change (IIED), octobre 2009

Mots-clés : environnement - production

Langue : français

Il est devenu courant ces dernières années de mesurer l’émission des gaz à effet de serre aux différentes échelles du territoire : communes, pays, régions du monde, « pays développés », « pays en voie de développement »… Mais dans le contexte d’une production largement mondialisée, où la matière première et les différents composants du produit final parcourent la planète, comparer les territoires ne suffit pas : encore faut-il tracer les émissions et localiser ses différentes partie : pour chaque produit donné, une partie des émissions est due au site de production principal ; une autre au traitement de la matière première et à la fabrication des sous-produits ; encore une autre à la vie du produit une fois qu’il quitte le site : consommation, gestion des déchets… C’est uniquement ainsi que nous allons pouvoir disposer d’une juste vision des émissions.

C’est précisément l’objet de ce rapport de l’IIED, qui présente les résultats d’une étude conduite par l’IIED au Royaume-Uni. Les émissions de dioxyde de carbone de deux fermes laitières ont été mesurées pendant 10 jours, et leur provenance a été localisée grâce à une méthodologie innovatrice. Il s’avère qu’uniquement une partie limitée des émissions sont à proprement parler locales (dans le périmètre de 50). Entre 20 et 60 % des émissions, selon le mode de calcul adopté, proviennent des activités menées dans d’autres pays que le Royaume-Uni.